Fruit : Faux mangoustan

Aujourd’hui, la surprise du déjeuner fut un gros fruit à la peau orangée. Ce fruit est appelé en khmer « kâmping reach » (កំពីងរាជ). C’est probablement la ressemblance de l’intérieur du fruit avec le mangoustan qui a poussé les botanistes francophones à lui donner le nom de « faux mangoustan », ou de « mangoustanier sauvage ».
En anglais, le végétal est désigné sous le nom de « santol » ou de « cottonfruit ». Le nom scientifique est Santoricum koetjape (on connaît aussi le synonyme Sandoricum indicum).
P. Tixier a consacré au faux mangoustan du Laos un article dans le numéro 8 du volume 5 (1958) du Journal d’agriculture tropicale et de botanique appliquée. Il pense que « c’est un fruit médiocre, à saveur aigrelette mais un peu alliacée… ; comme tous les fruits de cueillette, il ne présente ni un grand intérêt, ni un grand avenir ». (Pour l’article complet, voir ici, sur Persée.)
D’après Pauline Dy Phon (voir son Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, pp. 546-547), l’arbre est largement cultivé au Cambodge pour ses fruits et ses feuilles comestibles. Le site Useful Tropical Plants (voir ici) dit en revanche que les feuilles pilées sont appliquées sur la peau pour leur valeur sudorifique. L’écorce, les graines, les racines semblent aussi avoir des vertus médicinales intéressantes.
On trouve l’arbre dans toute la péninsule indochinoise, ainsi qu’en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines et en Nouvelle-Guinée. L’espèce semble être totalement inconnue en Chine.
Le fruit fait à peu près la taille d’un poing fermé. Il s’agit plus exactement d’une drupe, dont le mésocarpe est orangé clair. Elle comporte des noyaux ligneux à 4 ou 5 loges.
Au Cambodge, le fruit est consommé cru, tel quel, saupoudré d’un peu de sel. Le mésocarpe comme la chair blanche qui entoure les graines ou une saveur franchement acidulée. Le mésocarpe peut être détaillé en fines tranches qui sont mises à tremper dans de l’eau salée et sucrée. L’ensemble est ensuite pressé et séché. Cela constitue, d’après notre cuisinière, une friandise plus particulièrement appréciée des adolescents.
Pauline Dy Phon signale en outre, tout comme Useful Tropical Plants, que le fruit peut servir à confectionner des confitures.
Ci-dessous, notre faux mangoustan, en entier et coupé en deux :

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Un commentaire pour Fruit : Faux mangoustan

  1. François dit :

    Le monde est petit (ou alors les grands esprits se rencontrent…): j’ai découvert ce fruit pour la première fois il y a seulement une semaine, ici à Toulouse ! C’est assez bon, mais sans sel… Ça ne vaut vraiment pas les vrais « mangkout »!

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