Saviez-vous que le Bouddha était un fructologue hors pair ?

Dans l’une de ses nombreuses vie antérieures, le Boddhisattva démontra qu’il était un fructologue de grand talent …

Le 54ème des Jātakas (les vies antérieures du Bouddha), intitulé Phala Jātaka, raconte l’histoire du Boddhisattva (bouddha qui n’a pas encore atteint l’éveil), né riche marchand à Bénarès pendant le règne de Brahmadatta.

Le Boddhisattva conduisait souvent de longues caravanes pour se livrer au commerce dans d’autres régions. Un jour, il parvint avec sa suite à l’orée d’une forêt qu’il savait peuplée d’arbres aux fruits empoisonnés. Il mit en garde les membres de sa suite : « Si vous voyez un fruit que vous ne connaissez pas, ou que vous n’êtes pas sûr de pouvoir identifier avec certitude, abstenez-vous de le manger, apportez-le moi et je vous dirai s’il est comestible ou non. » Cela dit, la caravane entreprit de traverser la forêt.

Des membres de la suite qui avaient pris un peu d’avance arrivèrent en un lieu où ils virent de nombreux fruits ressemblant à des mangues, tombés sur le sol. N’écoutant que leur gourmandise, certains ramassèrent ces mangues et les mangèrent. D’autres, se souvenant des recommandations faites, s’abstinrent de les manger et attendirent l’arrivée de leur chef.

Ce dernier, arrivant sur les lieux, loua la prudence des membres de sa suite qui n’avaient pas cédé à la tentation en ces termes : « Vous avez bien fait de vous abstenir, car ces fruits ne sont pas des mangues, et ils contiennent un poison violent. » Effectivement, ceux qui avaient consommé les fruits commencèrent à se tordre de douleur. Le Boddhisattva fit préparer sans tarder un antidote, et parvint ainsi à sauver la vie des imprudents.

Non loin de là se trouvait un village dont les habitants connaissaient l’existence des fruits empoisonnés. Ils avaient pour habitude, lorsque des voyageurs passaient dans la forêt, d’attendre qu’ils aient consommé ces « mangues ». Une fois les imprudents passés de vie à trépas, les villageois dérobaient tous leurs biens et abandonnaient leurs dépouilles dans la forêt.

Aussi furent-ils surpris au plus haut point quand, arrivant sur les lieux, ils virent que les membres de la caravane se portaient comme un charme. Ils demandèrent : « Comment saviez-vous que ces fruits étaient vénéneux ? »

Le Boddhisattva expliqua alors : « Quand, non loin d’un village, se trouve un arbre que l’on peut aisément escalader, dont les branches sont chargées de fruits ou dont les fruits sont tombés sur le sol, et que les villageois ne récoltent pas ces fruits, c’est très certainement parce que ces fruits ne sont pas bons à consommer. »

Tous louèrent alors la clairvoyance du Boddhisattva.

(La traduction en anglais complète de ce jātaka peut être lue en ligne, ici.)

Cet article, publié dans Non classé, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s