Éloge de l’huître par Albert Mérat

Dans un article consacré à l’huître publié le 1er janvier 1883 dans le journal La Science culinaire, Joseph Favre cite un poème de Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien, faisant l’éloge de l’huître, qui était un aliment très en vogue au XIXe siècle.
Je reproduis ci-dessous ce poème que j’ai savouré avec grand plaisir :
Je ne vois pas tes yeux, mais je vois ton sourire.
Tout ton être respire un grand air de bonté.
A te sentir si fraiche en ta calme beauté,
Chavette, ému, tressaille et Monocle soupire.
Ta rondeur savoureuse aux poètes inspire
Des rêves d’embonpoint et de satiété…
L’abbé bâte pour toi son benedicite.
On peut te manger crue, ou bien te faire frire.
La plupart des gourmets te gobent simplement ;
Pour d’autres il vaut mieux te mâcher doucement,
Beaucoup à t’épicer ressentent de la joie.
Tout embaumée encore d’algue et de goémons,
Paris te sollicite et Cancale t’envoie,
0 toi qui fais aimer, é toi que nous aimons !
La photo ci-dessous d’huîtres de Cancale n°3 vient du site marchand Aux délices de la mer.

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