Kavalan : le single malt taïwanais

Le whisky est probablement la plus belle contribution des Écossais au bien-être des papilles humaines…
Ce nectar aux mille facettes, polymorphe et souvent capricieux, est un objet de convoitise tel que, partout dans le monde, on cherche à se l’approprier. En Asie orientale, nombreux sont ceux qui ont tenté de reproduire cette eau-de-vie tant recherchée.
En Thaïlande, par exemple, tout le monde connaît le « whisky » Mekong (qui en réalité n’a du whisky que la couleur, voir ici un article de blog consacré au Mekong). Au Japon, des distilleurs ont réussi à mettre au point des produits de qualité telle que le Yamazki Single Malt Sherry Cask 2013 a été sacré en 2014 « meilleur whisky du monde ». Un véritable camouflet pour les Écossais… Il faut dire que les Japonais ont produit depuis de très longues années des efforts soutenus pour parvenir à ce résultat.
Les Écossais avaient voulu se ressaisir, réviser leurs meilleurs classiques, mettre les bouchées doubles pour laver l’affront. Leurs efforts furent cependant vains, puisque l’année suivante, en 2015, le meilleur whisky du monde était… taïwanais !
La distillerie formosane qui a produit ce nectar s’appelle Kavalan (en chinois traditionnel 噶瑪蘭, en simplifié 噶玛兰 [gámǎlán]), et c’est le Kavalan Solist Vinho Barrique qui a été mis sur la sellette. Cette récompense décernée par le jury des World Whiskies Awards est d’autant plus remarquable que la société Kavalan n’a été fondée qu’en 2005 ! C’est le 31 décembre 2005 qu’a été officiellement achevée la construction de l’usine de fabrication et c’est en 2008 que Kavalan a vendu sa première bouteille.
La distillerie Kavalan est installée dans le district taïwanais de Ilan, sur la côte orientale de l’île. Si c’est ce site qui a été sélectionné, c’est en raison de la qualité exceptionnelle de l’eau de la région. En plus de la qualité de l’eau, le climat tropical de l’île permet une maturation accélérée : il faut cinq fois moins de temps à une whisky taïwanais pour mûrir correctement. Là où, dans les Highlands, quinze à dix-huit ans sont nécessaire pour libérer les arômes, trois à cinq suffisent à Formose.
J’ai eu la chance de pouvoir me procurer une petite boutanche (50 cl) du produit de base de la marque, le Kavalan « Original », lors d’une escale à Dubaï sur le chemin du retour à Phnom Penh. « Faut quand même admettre : c’est plutôt une boisson d’homme », dirait Lino Ventura : le nectar, qui titre à 43°, ne se démarque en effet franchement pas par une douceur excessive.
Il me reste à découvrir les autres déclinaisons de ce label…
Pour de plus amples informations, on peut lire ici un article du Figaro consacré à la récompense accordée en 2015 à Kavalan ; on peut aussi consulter le site de la marque (il y a une version anglaise), ici.
Ci-dessous, mon flacon, qui n’a pas fait long feu :

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