Image d’en-tête : Durions à Kuala Lumpur

Il se peut que, vous promenant dans une rue d’Asie Orientale ou Sud-orientale, vous humiez un parfum que votre narine occidentale, si elle n’y est pas accoutumée, qualifiera certainement de nauséabonde. Dans ce cas, deux possibilités se présentent : vous vous trouvez à proximité d’un stand soit de « tofu puant » (tofu fermenté pendant une durée certaine dans un bain qui lui confère une forte odeur), soit, si la saison s’y prête, de durion. J’en connais plus d’un qui, originellement épouvanté par l’odeur de ce fruit, en son devenu des amateurs inconditionnels que la moindre senteur « musquée » fait saliver. L’image d’en-tête que j’ajoute aujourd’hui est celle d’un stand ambulant installé dans le quartier de Bukit Bintang, à Kuala Lumpur, et proposant plusieurs variétés de ce fruit exceptionnel, dont la célèbre variété appelée « roi de la montagne aux chats » (猫山王).

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4 commentaires pour Image d’en-tête : Durions à Kuala Lumpur

  1. Deflpe dit :

    durian***

    • pascalkh dit :

      durion
      J’ai toujours dit durion
      Et si Larousse me donne tort, le Trésor de la Langue Française me donne raison :
      DURION, subst. masc.
      Arbre de l’archipel indien dont le fruit, comestible, de la grosseur du melon, présente une pulpe à odeur d’oignon, à consistance et à couleur crémeuse. Le principal fruit est celui du durion. Les grands durions appartiennent personnellement à certains individus (PAGE, Dern. peuples primit., 1941, p. 22).
      P. méton. Le fruit de cet arbre. Le durion aphrodisiaque (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p. 97). Pour la première fois j’ai goûté du durion et du ramboustan; le premier exemple exhale une odeur d’oignon repoussante (…) cependant on dit que ce fruit paraît exquis à ceux qui ont pu s’y accoutumer. [Moluques] (DUMONT D’URVILLE, Voy. autour du monde, t. 2, 1832-34, p. 419).
      Prononc. et Orth. : []. Lar. Lang. fr. admet aussi durio. Étymol. et Hist. [1588 durion « gros fruit comestible » cité comme mot indigène de Malacca (L. DE LA PORTE, Hist. du grand Royaume de la Chine [trad. de l’esp.], fo 309 vo ds ARV., p. 218)]; 1602 durion (A. COLIN, Hist. des Drogues [trad. d’une adaptation lat. de textes esp. et port.], p. 449, ibid., p. 219). Empr. au malais par l’intermédiaire de l’esp. et du port. (v. attest. dans ces lang. tirées des sources des trad. citées supra ds DALG., s. v. ). Fréq. abs. littér. : 2. Bbg. ARV. 1963, pp. 217-223. BOULAN 1934, p. 203.
      Voir : http://atilf.atilf.fr/

  2. aubert dit :

    Bonjour,
    Ouaf ouaf, pour moi le choix est vite fait, je préfère l’odeur du durion à celui du tofu puant – un souvenir un peu désagréable lors de mon séjour à Taiwan. Un plat que je n’ai (peut-être à tort) jamais goûté.
    Cordialement
    MK

    • pascalkh dit :

      Le tofu puant est souvent comparé à nos fromages français : nos narines les adorent, celles des Chinois les ont en horreur. Je ne suis pas un inconditionnel du tofu malodorant, mais parfois, c’est quand même pas mal. Je me souviens en particulier d’un plat de tofu cuit à la vapeur, avec des haricots de soja vert, et parfumé au tofu puant, dégusté sur un marché de nuit à Taipei (j’ai oublié le nom de la rue), qui était savoureux !

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