Restos : New York Steakhouse, Phnom Penh

(Je reprends ici un billet publié il y a quelques jours sur Khmerologie, mon blog consacré exclusivement au Cambodge.)
Il y a quelques semaines, nous avions décidé, entre francophones gourmands, d’aller visiter un établissement de bouche dont nous avions entendu dire le plus grand bien, le « New York Steakhouse », situé rue 63, à une trentaine de mètres au sud du carrefour de la rue 63 et du boulevard Mao Tsé-Toung.
J’avais aperçu la devanture du restaurant lors de l’un des fréquents passages que je faisais par la rue 63 pour amener mon rejeton à la crèche. Mais la portion méridionale de cette rue, qui donne sur l’une des entrées du quartier réservé où se trouve le Sénat, avait été fermée pendant de longs mois pour travaux, et nous avions même entendu dire que le patron du restaurant, un chef français qui exploite un établissement du même type à Ho Chi Minh-ville, était sur le point de jeter l’éponge, car son établissement phnompenhois avait été presque complètement privé d’accès pendant la durée des travaux de réfection de la chaussée. Aussi est-ce avec précipitation que nous nous rendîmes dans cet établissement, dès que nous sûmes que la route était libre et que le restaurant avait survécu.
Notre repas avait été excellent : je m’étais régalé d’un tournedos Rossini, les deux autres amis francophones s’étaient partagé un châteaubriand, et la Khmère qui nous accompagnait, fiancée de l’un des deux, peu intéressée par la viande, avait porté son choix sur un pavé de saumon qui l’avait également comblée.
Ce repas avait été si bon, que j’avais, à maintes reprises et en vain, insisté pour y emmener mon épouse (qui préfère généralement fréquenter les restaurants de cuisine chinoise, par mal du pays, sans doute). De guerre lasse, elle a fini par se laisser emmener dans cet antre de la dégustation bovine. C’était il y a quelques jours, le samedi 12 octobre 2013, à l’occasion du dîner.
Au menu : « homard » (en réalité, langouste) thermidor pour Madame, et « ribeye steak » (faux-filet), bleu, pour votre serviteur.
new york steakhouse pp_03Comme l’indique bien son nom, ce restaurant sert principalement de la viande bovine débitée en tranches de tailles et de poids divers, cuite au gril. Les morceaux proposés sont de choix : filet, tournedos, faux-filet, châteaubriand… Le convive pourra, en fonction de son appétit et/ou de sa bourse, choisir un morceau plus ou moins pesant et, pour certains steaks, pourra même opter pour un vieillissement (on dit aussi maturation) sous vide (wet aged, processus plus rapide et moins onéreux) ou un vieillissement à sec (dry aged, demandant plus de temps, plus délicat à réaliser, et donc plus cher). (L’ensemble du menu est à consulter sur le site web du restaurant, ici.) Notez que tout le bœuf servi dans l’établissement est importé des États-Unis. La personne qui prend votre commande vous demandera bien entendu systématiquement votre cuisson préférée.
new york steakhouse pp_02On vous proposera ensuite de choisir l’instrument contondant dont vous userez pour couper votre viande : le serveur mettra devant vos yeux un coffret contenant plusieurs types de couteaux, à vous de choisir celui qui vous convient.
Lorsque votre morceau de viande vous sera apporté, il vous sera servi avec pas moins de six sels marins, dont cinq aromatisés et quatre moutardes, ainsi que trois sauces (cela dit, étant donné que je suis adepte, en matière de chair bovine, du naturel sans fards, je n’ai eu recours ni aux moutardes, ni aux sauces). On vous proposera également de compléter l’assaisonnement de la viande avec du poivre du moulin, excellent.
Si vous le souhaitez, vous pourrez choisir en sus un supplément : pommes frites, asperges au bacon, purée de pommes de terre, brocolis à la vapeur…
Bien entendu, vous pourrez agrémenter votre repas d’une bouteille ou d’un verre de vin. La carte des vins, assez succincte il faut l’avouer, propose cependant quelques nectars de nature à parfaire votre expérience épicurienne.
Et si vous vous en sentez l’appétit, vous pourrez aussi interroger le personnel sur les desserts du jour. Lors du premier repas, j’avais opté pour une mousse au chocolat pantagruélique et savoureuse. A la fin du dîner qui a motivé ce billet, j’ai choisi le cheesecake, tout aussi pantagruélique et savoureux, servi avec une boule d’excellente crème glacée à la vanille.
Ajoutons à cela que, pour ne rien gâcher, le service est attentif, amical, et pratiquement irréprochable.
La seule chose qui pourrait faire hésiter, c’est le prix à payer pour ces moments de bonheur : pour le premier comme pour le second dîner, vin, eau minérale et dessert compris, il nous a fallu débourser pas moins de ca. 60 dollars américains (près de 45€) par personne. Il faut l’admettre, il s’agit là d’un prix presque astronomique pour le Cambodge, et pourtant, non, rien de rien, je ne regrette rien…
New York Steakhouse, n°264, Street 63, Sangkat Tonlé Bassac, Phnom Penh
new york steakhouse pp

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