Ingrédients : Courge cireuse

Sinoiseries a déjà parlé de la courge cireuse (à l’occasion de la présentation de la soupe cambodgienne à la courge cireuse farcie, voir ici) ; cette cucurbitacée est en fait si commune en Asie orientale qu’elle mérite bien qu’on lui consacre spécialement un billet.
Il s’agit d’une cucurbitacée portant le nom latin de Benincasa hispida. On la connaît en chinois sous le nom de « donggua » (冬瓜 [dōngguā], littéralement « courge d’hiver ») ou, surtout à Taiwan, de « pugua » (濮瓜 [púguā]). Au Cambodge, elle est appelée « trâlach » (ត្រឡាច), et enfin, les anglophones la connaissent sous le nom de « wax gourd ». En français, on la connaît encore sous les noms de courge à la cire, bidao, bénincasa ou encore pastèque de Chine.
On la trouve sur les marchés asiatiques sous différentes formes et de différentes tailles. En Chine, mon épouse, lorsqu’elle décide de nous préparer une petite soupe familiale à la courge cireuse et aux travers de porc, en achète une tranche, voire une demi-tranche, car cette courge peut atteindre parfois des dimensions assedonggua_01z imposantes : jusqu’à 40 cm de long (il me semble en avoir vues de plus longues) et 15 cm de diamètre, dixit Wikipedia. (Voir ci-contre la photo de courges cireuses d’une taille peu commune produites dans la province chinoise méridionale du Yunnan. La photo vient d’ici.)
C’est en soupe qu’on l’utilise la plus souvent, après l’avoir débarrassée de sa peau verte et assez dure et de ses graines. La chair, coupée en gros dés ou en dés allongés, est d’une blancheur immaculée. Elle n’a pas en elle-même un goût très prononcé, mais elle conserve à la cuisson une certaine fermeté qui lui confère une texture agréable sous la dent, et un joli aspect translucide.
Pour la médecine chinoise traditionnelle, cette courge apaise les excès de chaleur, aide à lutter contre la diarrhée et les rhumatismes, réduit les tumeurs et calme la soif, et apporte de la fraicheur pendant la saison chaude (cela dit, en Chine, elle est consommée en toutes saisons). Certaines Chinoises jurent que c’est produit de choix lorsque l’on veut faire une régime amincissant.
Nous avons vu dans l’article précité qu’au Cambodge, on la consommait surtout farcie avec du porc haché et des vermicelles de Longkou dans une soupe. En Chine, la soupe à la courge cireuse et aux travers de porc est très souvent présente sur les tables familiales, mais on peut aussi la préparer de multiples façons. Si vous lisez le chinois, je vous invite par exemple à consulter la page que l’encyclopédie en ligne Baidu consacre à cette courge (ici), pour y découvrir entre autres les recettes suivantes : thé de courge cireuse, baguettes de courge cireuse sautées aux pousses d’ail, soupe épaisse à la courge cireuse et aux épinards, courge cireuse confite, boules de courge cireuse au jus d’orange, courge cireuse en sauce rouge, courge cireuse sautée aux crevettes séchées (ce dernier plat est aussi un grand classique des tables familiales). Comme on peut le voir, cette courge peut se consommer aussi bien salée que sucrée (même si ce sont les préparations salées qui prédominent largement).
La photo ci-dessous est celle d’une variété cambodgienne plus « joufflue » de courge cireuse (la photo vient du site de partage des photos sur le Cambodge, Cahnbokeo, ici.)
donggua_02

Advertisements
Cet article, publié dans Ingrédients, est tagué , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Ingrédients : Courge cireuse

  1. Ping : cette courge cireuse | Menu Belleville

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s