Pour le plaisir : Dim-sum : Gâteau malais (马来糕)

Pour diversifier un peu les plaisirs, je vous propose aujourd’hui une rapide incursion dans le monde enchanteur, magique même, de la gastronomie cantonaise et, plus précisément, dans celui des dim-sum, que je visite aussi souvent que cela m’est permis.
J’ai déjà cité à multiples reprises le restaurant cantonais de l’Almond Hotel à Phnom-Penh : Yi Sang (ici par exemple). Un dimanche récent où j’avais décidé de lire plus attentivement la carte des dim-sum de cet établissement, je découvris avec une joie immense que le chef cantonais proposait une friandise que je n’avais pas eue sous la dent depuis un temps certain : le « gâteau malais » (en chinois, 马来糕 mǎláigāo, ou encore 马拉糕 mǎlāgāo).
Le nom anglais donné à ce délice est « Cantonese sponge cake » (littéralement : « gâteau-éponge cantonais »). Et c’est exactement cela : un gâteau éponge très aéré, à la saveur subtilement agréablement sucrée, qui a la douceur de la peau d’un nouveau-né dodu !
La préparation classique de ce gâteau consiste à mélanger, en quantités idoines : farine, œuf de poule, saindoux et beurre, et à laisser le pâton ainsi constitué reposer trois jours. Le pâton est souvent façonné de façon à former de grands disques ronds qui sont cuits à la vapeur, puis débités en blocs avant d’être servis.
Ce gâteau malais se suffit à lui-même et se déguste sans l’adjonction d’aucune sauce. On se contente de le croquer, de le laisser fondre sur la langue, de le sentir glisser, comme un nuage, le long de son œsophage, et de regretter l’avarice du restaurateur qui aurait bien pu en mettre un peu plus…
(Ci-dessous, la photo de notre trop petite portion de gâteau malais, dégustée à l’occasion du déjeuner du 28 octobre 2012 au restaurant Yi Sang de Phnom Penh.)

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7 commentaires pour Pour le plaisir : Dim-sum : Gâteau malais (马来糕)

  1. Margot Zhang dit :

    J’adore ce gâteau et j’essaie de le reproduire à la maison, mais je n’ai pas encore obtenu la texture aussi moelleuse comme celui des restaurants chinois.
    Vous me redonnez envie d’essayer! A votre avis, le nom chinois a un lien avec les Chinois de Malaisie ou pas? Bonne journée.

    • pascalkh dit :

      Je pense que le moelleux doit venir de la durée de la « fermentation » (Baidu dit 发酵三天 : il « fermenterait » pendant trois jours).
      Avant aujourd’hui, j’étais persuadé que ce gâteau avait une origine malaise,. parce que le connaissais uniquement sous le nom de 马来糕, mais j’ai découvert aujourd’hui qu’on l’appelait aussi 马拉糕, alors ne suis plus aussi sûr…

  2. Description très poétique du MaaLoiGou 😉
    Pour info je viens de voir que votre article était apparemment sauvagement copié par ce site c u i s i n s i d e . c o m (Je mets des espaces pour ne pas lui faire gagner un backlink).

  3. tilopa2 dit :

    A reblogué ceci sur CUISINE CAMBODGE and commented:
    Ajoutez votre grain de sel personnel… (facultatif)

  4. My French Heaven dit :

    J’aime beaucoup votre blog! Je suis moi aussi passionné de cuisine Asiatique.

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