Suite en goût majeur pour étrille khmère et brise siamoise – Opus 4 : Beignets de crabe à la simili-lusitanienne

Bien que tout à fait satisfait de la prestation du restaurant Kimly du marché aux crabes de Kep, j’ai voulu approfondir mon exploration gourmande, et ai recherché d’autres fournisseurs de bonne chère. Troublé sans doute par la paix des lieux et le sourire charmeur du personnel, je décidai de me laisser aller à ma paresse naturelle, pour dîner, le 15 octobre 2012, au restaurant de mon hébergeur : le Vanna Hill Resort, connu aussi sous le nom de Vanna Bungalow. Je bats ma coulpe, car en effet si ici les bungalows sont corrects, le service amical et la piscine superbe, il faut reconnaître en toute honnêteté que si vous recherchez sur Kep un hôtel où l’on mange bien, il ne faut pas placer pas cet établissement en tête de liste…
Après avoir dû constater que la moitié des plats commandés n’étaient présents que sur la carte, mais pas en cuisine, j’ai tout de même eu la quasi-satisfaction de pouvoir goûter à un plat d’extraction locale : les croquettes de crabe en beignets.
L’aspect extérieur de ces beignets fait tout à fait penser aux fameux « pasteis de bacalhau » (beignets de morue), qui sont l’une des excellentes façons qu’ont les Lusitaniens de préparer la morue. Pour illustrer cette similitude visuelle, je vous propose ci-contre une photo desdits beignets (la photo a été empruntée ici, sur le site du Journal des Femmes), vous pourrez comparer avec ma mauvaise photo donnée ci-dessous.
Les « pasteis » portugais se composent principalement de la chair du poisson et de purée de pomme de terre. La version képienne remplace la morue pour la chair de l’étrille khmère, idée qui en soi n’est pas idiote. Je soupçonne d’ailleurs que le cuisinier qui a « inventé » ces beignets de crabe a puisé son inspiration dans la cuisine portugaise.
J’ai regretté cependant, dans le plat servi : l’assaisonnement insuffisant, la sauce d’accompagnement inadaptée (un peu pimentée, mais sinon assez médiocre ; j’aurais préféré une sauce douce-pimentée à la thaïe, par exemple, ou même une sauce « mille îles » ; l’une ou l’autre de ces deux aurait sans doute mieux convenu). Enfin, la verdure qui était « on the side » était on ne peut plus naturelle (je ne sais pas si c’était voulu par le cuisinier, ou s’il avait tout bonnement oublié la vinaigrette).
Je retiens cependant l’idée des « pasteis à la khmère », et expérimenterai ce mets à l’occasion…
(Autres billets de cette série : opus 1, opus 2, opus 3, opus 5, opus 6, opus 7, opus final)

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