Pour le plaisir : Moules cambodgiennes sautées au tamarin mûr (គ្រំឆាអំពិលទុំ)

Avant de parler de la série de plats de crabe dont je me suis repu à Kep, je voudrais prendre ma respiration pour parler d’un petit plat impromptu et fort agréable.
Impromptu parce que rien ne m’avait préparé à faire si agréablement connaissance avec la variété khmère du bivalve (គ្រំ en langue autochtone) : sur le menu du restaurant Kimly, pas la moindre trace de l’animal. Mais heureusement, mon œil toujours en alerte a remarqué à l’entrée de l’établissement, dans une bassine en plastique remplie d’eau de mer, quelques spécimens dont la forme rappelle celle de nos moules gauloises, avec cependant une coquille de couleur blanche.
Après m’être renseigné sur le prix de la bestiole arrivée sur ma table (20 000 riels le kilo, soit la somme astronomique de 5 dollars de l’Oncle Sam) et sur la façon de le préparer (sauté aux épices, cuit à la vapeur…), je décidai d’en commander 1 000 grammes (la portion qu’il faut pour deux), et d’opter, sur le conseil de la préposée aux coquillages dont les yeux avaient brillé à l’énoncé du mode de préparation, pour la variante « sautées au tamarin mûr » (អំពិលទុំ). Au Cambodge, le tamarin peut être utilisé à la fois vert et mûr : vert quand on veut profiter de son acidité (pour une soupe aigre, exemple), et mûr pour en consommer la graine sucrée en guise de friandise. Mûr, il est aussi visiblement cuisiné avec la moule locale. (Pour en savoir plus sur le tamarin, cliquez ici pour afficher l’article éponyme de Wikipedia.)
J’ai donc vu arriver sur ma table une belle assiette de bivalves sautés, joliment agrémenté d’une sauce à la couleur brun-rougeâtre, contenant bien sûr la chair du fruit mûr du tamarinier, apportant ici aussi bien sa couleur que sa douceur, mais aussi de l’ail haché, de la ciboulette débitée en courts tronçons, et du basilic sacré en feuilles.
Le plat s’accompagnait aussi, comme c’est la règle au Cambodge, de quelques « anluk », légumes crus divers et variés (fines tranches de carotte, tronçons de haricots-kilomètres, tranches de concombre et feuilles de laitue).
Au final, vous obtenez le plat illustré ci-dessous (la dégustation date du 17 octobre 2012) :

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Un commentaire pour Pour le plaisir : Moules cambodgiennes sautées au tamarin mûr (គ្រំឆាអំពិលទុំ)

  1. tilopa2 dit :

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