Ingrédients : Fougère nid d’oiseau (山蘇)

Asplenium nidus, connue sous le nom vernaculaire français de « fougère nid d’oiseau » (on parle en anglais de « bird’s nest fern », ou plus simplement de « nest fern ») est connue chez nous comme plante d’agrément. Il s’agit d’une fougère qui, d’après les spécialistes de la jardinerie, est originaire d’Asie, d’Australie et d’Afrique, dont la culture sous nos latitudes ne pose aucun problème (excellente nouvelle pour les gourmands !). Elle mesure en général quelques dizaines de centimètres de haut, et peut atteindre au maximum 1,5 m. Elle se présente sous forme de touffe, de longues feuilles lancéolées partant de son centre. (Si la culture de cette fougère vous intéresse, je vous invite à consulter le site d’un spécialiste, ici.)
Mais ce n’est pas pour sa beauté botanique que je me suis intéressé à cette représentante du règne végétal, mais bien pour ses qualités gastronomiques.
La fougère nid d’oiseau fait en effet partie des nombreuses plantes sauvages que les gourmands taïwanais consomment très volontiers. Quand vous vous promenez à la campagne, il n’est pas rare de voir l’une de ces fougères amputée de l’extrémité de ses feuilles : c’est le signe qu’un gourmand est passé par là, et n’a pas résisté à la tentation de ramener chez lui ces feuilles dont on se servira pour préparer, impromptu, un plat dont on appréciera le croquant de ces feuilles larges d’environ 2 à 3 centimètres.
Malheureusement, Asplenium nidus n’est pas mentionnée dans la Table de Composition des Aliments à l’Usage de l’Asie du Sud-Est de la FAO (voir ici), j’en suis donc réduit à chercher des informations parcellaires sur le web. D’après la page anglaise que Wikipedia consacre ici à ce végétal, la fougère nid d’oiseau serait utilisée en médecine traditionnelle pour traiter l’asthme, les douleurs et la faiblesse.
D’après une site du gouvernement taïwanais (ici), cette fougère était à l’origine consommée par les aborigènes taïwanais. Elle contient plus de 90% d’eau et elle est riche en vitamine C, calcium, fer et zinc. Toujours d’après ce site, elle aide à prévenir l’anémie, l’hypertension et le diabète. On peut même s’en servir pour fabriquer des infusions, et de l’alcool blanc ! (À Taïwan, Asplenium nidus est connue sous le nom de 山蘇 shānsū, ou 山蘇花 shānsūhuā.) Sur les marches taïwanais, les feuilles de cette fougère sont vendues en bottes, comme dans l’image ci-dessous.
Ce n’est pas par hasard que je parle aujourd’hui de cette fougère, puisque je prévois de présenter bientôt la forme gastronomique la plus courante qu’on lui donne : en légume sauté !
(L’image qui illustre ce billet vient du site Lemager.fr. On y parle sur cette page, où la journaliste freelance Camille Oger nous invite à nous repaître de nos fougères !)

Publicités
Cet article, publié dans Cuisine taïwanaise, Ingrédients, Taiwan, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Ingrédients : Fougère nid d’oiseau (山蘇)

  1. tilopa2 dit :

    Reblogged this on CUISINE CAMBODGE.

  2. Ping : Pour le plaisir : Nids d’oiseau sautées (炒山蘇) | Sinogastronomie

  3. waminya dit :

    A LIFOU. en Nouvelle Calédonie nous avons une tribu KANAK qui fête tous les ans la fougère nid d’oiseau qui est en même temps une spécialité culinaire de la tribu

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s