Pour le plaisir (98) : Bouillie de riz au corail d’oursin

Je sais que je retournerai un jour à Nha Trang, sur la côte vietnamienne, à environ 450 kilomètres au nord de Ho Chi Ming Ville (l’ancienne Saigon de la Cochinchine coloniale) ! Pourquoi ? Tout simplement parce, sur les conseils d’un Vietnamien aussi gourmand que moi rencontré par hasard sur la plage, je suis allé déguster au restaurant Huong un bol de bouillie de riz aux fruits de mer et au corail d’oursin qui m’a laissé un souvenir dont l’évocation provoque instantanément la surexcitation incontrôlable de mes glandes salivaires.
En soi, la bouillie de riz, espèce de soupe de riz assez épaisse qui peut être simplissime (simplement du riz ou de l’eau), ou au contraire se présenter sous la forme d’un plat des plus élaborés (voir par exemple la bouillie de riz aux ingrédients variés, présentée ici sur Sinogastronomie, ou encore la bouillie de riz au pigeon, dont j’ai déjà parlé ici), peut sembler au profane un mets ne méritant pas qu’on lui consacre de longs discours.
En Chine, il s’agit d’un plat plutôt méridional, même si les Nordistes ne rechignent pas à y plonger leur cuillère de temps à autre. En fait, c’est un plat commun à toute l’Asie orientale « rizivore », des villages les reculés d’Hokkaido au Japon, aux îlots les plus isolés d’Indonésie, en passant par Canton, bien sûr, mais aussi par Bangkok ou Phnom Penh. Notons cependant que l’influence chinoise est forte.
Rien donc de bien exceptionnel, me direz-vous… Et bien détrompez-vous, car on a parfois l’occasion de voir arriver dans son bol (qui est en général d’assez grandes dimensions), un trésor de gastronomie asiatique.
C’est le cas de cette bouillie aux fruits de mer, agrémentée de corail d’oursin frais (les Vietnamiens sont aussi d’éclairés amateurs de cet échinidé, dont ils n’hésitent pas à consommer le corail cru, comme nous), et parfumée de poivre moulu et de ciboulette hachée dispersée avec générosité sur la surface de la bouillie jusqu’avant qu’elle ne vous soit servie.
Je regrette sincèrement de ne pas pouvoir, par la magie de la technologie informatique, vous faire déguster une bouchée de cette merveille, et je ne puis que vous inviter à prendre à la moindre occasion un billet d’avion pour Saigon, puis un autre pour Nha Trang, et enfin un taxi pour vous rendre au restaurant Huong, dont je vous donne la carte de visite ci-contre (cliquez sur l’image pour l’agrandir).
Mon niveau de vietnamien étant assez proche du zéro absolu, j’ai oublié le nom du plat dans la langue autochtone. Observez les convives autour de vous, et si vous en voyez assis devant un gros bol de liquide épais et blanchâtre ayant sur le visage la mine réjouie du gourmand satisfait, montrez le bol du doigt, cela devrait suffire pour passer votre commande.

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