Restos (25) : A Vencedora, Macao

Si vous aimez les endroits huppés, avec maître d’hôtel polyglotte, serveurs en livrée, nappes brodées, ambiance feutrée et chandeliers au plafond, je ne puis que vous déconseiller vivement un petit établissement bruyant, sans nappes sur les tables, aux serveurs en jeans et éclairé de néons, installé dans une rue terne de Macao, j’ai nommé : A Vencedora (en chinois 坤记餐室 kūnjì cānshì).
Cette cantine sans devanture tapageuse, installée au numéro 264 de la Rua do Campo (澳门水坑尾) n’est connue que des initiés (ou presque) : amateurs locaux de bonne chère, Macanais et Portugais, et touristes ayant à l’esprit autre chose aussi que les étoiles du Guide. Je dis « presque » parce que, pour le bonheur de la direction de la gargote, l’endroit est cité par TripAdvisor avec deux élogieux commentaires. Le Lonley Planet ne le cite pas, et c’est tant mieux, parce qu’on a déjà bien du mal à trouver une place avec l’affluence actuelle.
Cet « estabelecimento de comidas » est un reflet de la gastronomie populaire de Macao : sur la carte se côtoient sans rougir plats d’inspiration chinoise et mets portugais classiques. Et comme dans toute bonne gargote lusitanienne qui se respecte, vous pourrez même y déguster au verre le vin portugais du patron dont la consommation ne nécessite pas, pour prendre Brassens à contrepied, d’avoir « un gosier qu’une armure d’acier matelasse ».
Outre le ragoût de pois chiches à la saucisse fumée et aux tripes dont nous nous sommes textuellement régalés il y a peu (voir ici), m’ont également frappé les « pasteis de bacalhau » (beignets de morue portugais). Ah si je pouvais trouver à Phnom Penh de la morue portugaise…
C’est le 28 avril de cette année 2012 que j’ai eu l’occasion de dîner chez A Vencedora, en agréable compagnie d’un couple franco-taïwanais de mes amis…
(C’est ici que s’arrête ma relation des établissements macanais que j’ai pu fréquenter lors de mon trop court séjour. Non pas que je n’aie visité que trois restaurants, mais soit les autres ne m’ont pas inspiré, soit je n’ai pas réuni les informations me permettant d’un proposer un billet. Il faudra donc qu’un jour ou l’autre, proche j’espère, je retourne en goguette dans l’ancienne colonie portugaise. Le gourmand consciencieux est parfois confronté à des choix déchirants, et se voit contraint souvent de cent fois remettre l’ouvrage sur le métier…)

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