Malgré ce que pourrait imaginer le Gaulois moyen qui se serait laissé abuser par les sino-gastronomes qui ne trouvent leur salut que dans la complexité inextricable et la composition mystérieuse des plats de la cuisine de l’Empire du milieu, le repas chinois de tous les jours est souvent d’une simplicité déroutante. Pour simplifier les choses à l’extrême, disons que, pour le Chinois méridional au moins, ledit repas quotidien se compose en gros d’une plâtrée de riz, d’un élément carné, d’un élément végétal et, éventuellement, d’une soupe claire (elle-même absente si l’élément liquide du repas est apporté par une boisson, qui peut être aussi simple qu’un verre de thé tiède) !
La preuve de ce que j’avance ? Mon déjeuner du 4 mai 2012 à Hong-Kong, au restaurant Hay Hay, qui se composait tout simplement d’une généreuse portion de riz accompagnée de porc rôti coupé en bâtonnets grossiers et d’une branche de « brocoli chinois » (pour ceux qui veulent aller au fond des choses, précisons qu’il s’agit de ce que l’on appelle en chinois 芥兰 jièlán, en latin Brassica capitata var. alboglabra, et en anglais Chinese kale). Étant de nature gourmande et atteint de l’obsession maladive de ne pas en avoir assez, je décidai en outre d’agrémenter mon assiette de deux œufs sur le plat. Et plutôt que de me brûler la langue que j’ai délicate avec une soupe chaude, je choisis, pour constituer l’élément liquide de ce repas, une bouteille de bière philippine, l’incontournable San Miguel qui inonde tous les restaurants d’Asie orientale ou presque.
Qu’on se le dise donc : le quotidien de la nourriture en Chine, c’est plutôt ce genre de plat unique, et non les tables rondes surchargées de plats que les doigts des deux mains ne suffisent pas à dénombrer.
(PS. : Si vous êtes attentif, vous aurez remarqué que je suis un menteur invétéré, puisque le billet 83 présentait un plat de crevettes à l’aigre-douce dégusté le même jour, au même endroit… Je l’avoue, c’est à cause de mon obsession maladive : ayant peur que ce plat unique fût insuffisant, j’ai, toute honte bue, commandé les crevettes en sus !)

Articles les plus consultés
- Pour le plaisir : Rouleaux de kuy teav au porc (bánh cuốn thịt)
- Plats et recettes
- Ingrédients (3) : Sauce d’huître (蚝油)
- Ingrédients : Courge cireuse
- Ingrédients
- Pour le plaisir : Quart de cochon de lait rôti
- Recette chinoise (48) : Flanchet de bœuf en sauce rouge (红烧牛腩)
- Pour le plaisir (79) : Holothuries cuisinées aux œufs de crevettes (虾子烧海参)
- Ingrédients : Kuy teav, pâte de riz chinoise (粿条)
- Restos (20) : Magnolia, Phnom-Penh
-
Articles récents
Archives
- mai 2013
- avril 2013
- mars 2013
- février 2013
- janvier 2013
- décembre 2012
- novembre 2012
- octobre 2012
- septembre 2012
- août 2012
- juillet 2012
- juin 2012
- mai 2012
- avril 2012
- mars 2012
- février 2012
- janvier 2012
- décembre 2011
- novembre 2011
- octobre 2011
- septembre 2011
- avril 2011
- février 2011
- janvier 2011
- décembre 2010
- novembre 2010
- octobre 2010
- septembre 2010
Catégories
- Actualité
- Cambodge
- Chine
- Cuisine birmane
- Cuisine cambodgienne
- Cuisine chinoise
- Cuisine coréenne
- Cuisine fusion
- Cuisine japonaise
- Cuisine laotienne
- Cuisine macanaise
- Cuisine malaise
- Cuisine taïwanaise
- Cuisine taiwanaise
- Cuisine thaïe
- Cuisine vietnamienne
- Divers
- Friandises
- Gastronomie traditionnelle
- Hong Kong
- Images d'en-tête
- Ingrédients
- Laos
- Liens utiles
- Livres
- Macao
- Normes
- Pour le plaisir
- Recettes
- Restos
- Taiwan
- Thaïlande
- Tourisme gourmand
- Vietnam
Méta
Statistiques
- 96,651 visites
-



eheh !!!
Ping: Restos (28) : Hay Hay, Hong-Kong | Sinogastronomie
Sympa cet article. Vous avez tout à fait raison sur les habitudes alimentaires des chinois. Vous avez aussi par exemple les 煲仔飯 qui sont ni plus ni moins que ce que vous avez mangé mais cuits à la marmite.
Les Cantonais (et les Hongkongais) sont très, très friands de plats mijotés dans des marmites de terre…
C’est tout à fait vrai. C’est d’ailleurs excellent. Vous en voyez aussi dans le Jiangsu ou pas ? Ou c’est vraiment plutôt typique du sud est seulement ?
En fait, on trouve des "dim sum" (en chinois 点心) dans toute la Chine.
Il est vrai que dans la cuisine cantonaise, les "dim sum" ont pris une importance particulière, et qu’on peut en faire des repas entiers (en particulier des "brunchs" de fin de semaine, les fameux "yam cha" (饮茶, littéralement "boir du thé").
Mais sur (presque) toutes les cartes des restaurants chinois de Chine, on trouve à la fin une rubrique "dim sum", dans laquelle on trouve des petits "en-cas" que l’on consomme en fin de repas. D’où la traduction (erronée) du mot français "dessert" par 点心 (dim sum), que l’on trouve quelquefois.
Je parlais en fait du 煲仔飯